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La gratuité des transports

"La gratuité des transports" par Nicolas Venault extrait de la Gazette Citoyenne
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L’urgence écologique constitue, avec les urgences sociale et démocratique, l’un des trois axes forts de notre programme. Nous allons développer aujourd’hui l’une des mesures-phares de notre programme, sujet à controverse y compris parmi les écologistes : il s’agit de la gratuité des transports en communs à l’échelle de l’agglomération.

Nous proposons d’instaurer cette gratuité immédiatement pour les scolaires, ce qui permet de libérer le budget correspondant des écoles pour l’attribuer à d’autres fonctions, et de permettre aux enseignants de démultiplier les sorties culturelles et sportives avec les élèves sans contrainte financière, et sans créer d’engorgement supplémentaire dans les transports en commun. En effet, ceux-ci sont peu utilisés pendant ces créneaux, qui sont ainsi optimisés en fréquentation moyenne.

A terme, après densification du réseau sur l’ensemble de la nouvelle agglomération (54 communes depuis le 1er janvier 2019), la gratuité des transports sera élargie par catégorie de population (les étudiants, les séniors, les familles nombreuses), jusqu’à la gratuité totale.

L’Observatoire des Villes du Transport Gratuit (http://www.obs-transport-gratuit.fr), qui organise les échanges de bonnes pratiques entre les agglomérations ayant déjà instauré cette gratuité et les villes en cours de réflexion, organise depuis plusieurs années les Rencontres Internationales du Transport Gratuit, auxquelles notre tête de liste, Jean-Paul Lecoq, participe régulièrement.

Hormis la question du coût pour la collectivité, sur laquelle nous reviendrons plus loin, la densification et la fiabilisation préalables du réseau de transport public sont indispensables, afin de permettre un report modal conséquent des modes de transport polluants vers les transports en commun. Les liaisons ville haute/ville basse sont quasi-inexistantes en dehors de la rue Georges Lafaurie, ce qui crée des engorgements de bus sur cet axe sans desservir correctement l’ensemble des quartiers de la ville haute. Les liaisons entre ces différents quartiers de la ville haute sont eux aussi quasi-inexistantes en dehors des lignes de tram. Et les liaisons avec les communes limitrophes sans passer par la gare sont elles aussi absentes, en dehors de la ligne 2. Enfin, Caucriauville est très peu et très mal desservi, alors que le quartier est situé au cœur de l’agglomération. Sans parler de la desserte de la Zone Industrielle, à laquelle les salariés ne peuvent à présent accéder que sur réservation d’un créneau horaire sur une plate-forme.

La refondation complète de l’architecture du réseau de transport communautaire, avec la résolution de l’ensemble des inconvénients du réseau actuel, ainsi que la construction de parkings-relais gratuits aux terminus et nœuds de communication entre les lignes, permettront un report modal conséquent vers les transports en commun. Les automobilistes pourront ainsi modifier leurs habitudes sans contraintes supplémentaires en termes de coût et de temps. Cela permettra de résorber notamment des bouchons quotidiens de l’entrée de ville, en reliant par navettes le centre-ville et l’ensemble des quartiers de la ville haute aux parking-relais situés en périphérie du Havre, diminuant ainsi la pollution automobile de manière drastique dans ce secteur.

De même les Zones Industrielles du Havre et de Lillebonne/Port Jérôme, voire Etretat par le prolongement de la ligne LER actuelle vers Rolleville via Criquetot-L’Esneval, seront desservies directement au départ de la gare SNCF du Havre en réhabilitant les voies ferrées existantes et en prolongeant les lignes actuelles, ce qui entrainera des gains de temps et de coût pour les salariés libérés de leur trajet en voiture.

Nous ne développerons pas plus ici le détail des transformations du réseau nécessaires à une bonne adéquation entre les besoins des usagers et la configuration du réseau idéal, mais les exemples sont nombreux.

Nous résumerons simplement les avantages de la gratuité pour le bien-être social des usagers et des non-usagers également :

- réduction de la pollution automobile dans l’ensemble de l’agglomération.
- gain de pouvoir d’achat pour les usagers
- gain de temps sur liaisons directes, voire indirectes en tenant compte des bouchons permanents observés aux heures de pointe.
- Meilleur climat dans les transports : remplacement des contrôleurs par des agents de médiation.
- Réaménagement des espaces urbains avec la suppression des parkings inutilisés pour réaffecter ces espaces aux modes de transports doux (voies cyclables, piétonnes, espaces verts).

A Dunkerque, par exemple, le retour d’expérience après deux ans de gratuité montre une régénération du lien social dans les transports en commun par les habitudes quotidiennes prises à heures fixes par des populations fréquentant des lieux de vie différents par ailleurs (« les copains du bus »).

Cette instauration de la gratuité des transports, à laquelle la municipalité actuelle s’est toujours opposée, y compris pendant longtemps pour la simple traversée en tram du tunnel Jenner, n’est pourtant pas une mesure spécifiquement classée à gauche. Ainsi, 43% des villes du transport gratuit se situaient à droite avant ces élections municipales. Cette statistique démontre bien que notre Premier Ministre, candidat à sa (non)-réélection, n’est pas un visionnaire en la matière, puisqu’aucune ville parmi les 35 villes ayant, à ce jour, instauré la gratuité totale des transports publics, ne souhaite revenir sur cette mesure.

Même au terme d’une terme d’une alternance politique, dans les 9 villes ayant basculé au 1er tour, la nouvelle municipalité ne souhaite pas la remettre en cause, ce qui prouve la popularité de cette mesure.
Et ce qui finit par démontrer cette popularité est le nombre de villes dans lesquelles un ou plusieurs candidats l’ont proposée. 109 villes sont en effet concernées par cette proposition relayée par 1 ou plusieurs candidats. Au Havre, notre liste Un Havre Citoyen est la seule liste à le proposer, (la liste EELV en a fait un de ses arguments pour ne pas faire liste commune avec la nôtre au 1er tour) alors que, dans une trentaine de villes, plusieurs candidats (jusqu’à quatre candidats dans quatre villes) portent cette proposition avant de grandes chances de victoire électorale.

Les arguments théoriques contre cette l’instauration de la gratuité (report modal non satisfaisant, coût pour la collectivité, risque de dégradation, saturation du réseau) n’ont ainsi jamais été démontrés concrètement dans les villes pionnières en France et dans le monde, ce qui les discrédite.
L’argument du coût pour la collectivité ne tient pas non plus, puisque la recette actuelle de la billetterie ne représente que 15% du budget de l’opérateur de transport Lia. Et les remboursements de transports actuellement versés par les acteurs économiques aux salariés pour leur abonnement annuel seraient également reversés au budget de la collectivité, ce qui amoindrirait d’autant le coût net pour celle-ci.
Le seul argument qui reste serait le fait de payer, par principe, pour un service public que tous les habitants pourraient éventuellement ne pas utiliser, ce qui n’est pas démontré. Mais cet argument est également démonté par ce qui constitue la base du vivre-ensemble : la santé publique et la lutte contre le réchauffement de la planète.


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